Bienvenu !

Salut tout le monde !

J'ai décidé de créer un blog sur mon groupe préféré: les Cowboys Fringants ! Vous y trouverez des photos, des videos, des textes etc etc ....

Je n'ai pas l'intention de faire une longue et interminable biographie du groupe, mais je vais aller à l'essentiel:

Le groupe est formé de Karl Tremblay au chant, Jean-François Pauzé a la guitare et à l'harmonica, Marie-Annick Lépine (violon, mandoline, chant, piano, flûte, accordéon), Dominique Lebeau à la batterie et enfin Jérôme Dupras à la basse. Tout a commencé par la rencontre de Karl de J-F, alors qu'il jouait dans la même équipe de Hockey à Repentigny (du côté de Montréal). A l'époque Karl chantait dans un groupe de punk. Or un jour Karl invita J-F à jouer un peu avec lui. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent un soir dans le sous-sol des parents à J-F. Il composèrent leur première chanson "les routes du bonheur", puis Gaétane. Quelques semaines plus tard, ils se présentent à un casting d'auteur-compositeur ... et ce fut un succès ! Plus tard, J-F contacta Marie-Annick Lépine pour l'invité à jouer avec eux, puis suivra Jérôme Dupras, cousin de Marie-Annick, et finalement suivra Dominique Lebeau à la batterie. Les cowboys fringants virent alors le jours.

Bonne visite à toutes et à tous !

OmEgA.
# Posté le dimanche 11 février 2007 06:51
Modifié le dimanche 11 février 2007 07:46

Plus rien

Bien sur, quelqu'un qui connait les cowboys connait la chanson "Plus rien", une musique très sombre, des paroles poignantes, je vous laisse découvrir ...


Plus rien

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver

En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leur fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la Terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont averti qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les innondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande séch'resse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y air plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité... Adieu l'humanité...
# Posté le dimanche 11 février 2007 06:53

En berne

En berne, une chanson très engagé, une de mes préférées ...


En berne

Chu né "dins" années soixante-dix
Dans un Québec en plein changement
Où l'emblème de la fleur de lys
Donnait un peu d'espoir aux gens

Mais quand je r'garde ça aujourd'hui
Chu donc pas fier de ma patrie
Ça dort au gaz dins bungalows
Le cul assis su'l statut quo

En s'gavant de téléromans
Et des talks-shows les plus stupides
Se laissant mourir su'l divan
Avec leur petit air candide

Dans ce royaume de la poutine
On s'complait dans' médocrité
Bien satisfaits de notre routine
Et du bonheur pré-fabriqué

"Prendrais-tu un p'tit gratteux?"
Me dit l'caissier au dépanneur
"Enweye le gros, sors ton p'tit deux
Être millionnaire c'est le bonheur"

Y's'met à rêver le samedi
Qu'y va p't'être quitter son taudis
Espère toujours maudit moron
T'as une chance sur quatorze millions

Dans l'stationnement du casino
Un gars s'tire une balle dans la tête
Ayant tout "flobé" son magot
Y'avait pu trop l'coeur à la fête

Mais l'gouvernement s'en balance
Y's'nourrit à même les gamblers
En exploitant leur dépendance
Un peu comme le f'rait un pusher
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si tu rêves d'avoir un pays
Ben moi j'te dis qu't'es mal parti
T'as ben plus de chances de gagner à' loterie...
On a été pendant des années
Un petit peuple de yes-man
Qui marchait les fesses serrées
Quand arrivait le foreman

Aujourd'hui ça' un peu changé
Les gars sont tous syndiqués
Ça jase trois-quatre autour d'une pelle
En r'gardant le plus jeune faire du zèle

Mais faudrait pas s'réjouir trop vite
On est encore des porteurs d'eau
À la solde des gens de l'élite
Et des pleins d'marde en tuxedo

Quand l'boss d'une grosse corporation
Ferme son usine en Gaspésie
'Te d'mandera pas ton opinion
Y' va t'slaquer sans t'dire merci!

Un robineux quête dans la rue
Au pied d'un grand building en verre
Y va passer inaperçu
À la sortie des actionnaires

C'qui compte pour eux c'est les revenus
Et non les problèmes de la terre
"C'pas d'ma faute si t'es un trou d'cul
Moi l'important c'est que j'prospère"

Et l'premier-ministre fait semblant
Qui s'en fait pour les pauvres gens
Alors qu'on sait qu'y est au service
Des fortunés et d'leurs business

L'environnement, la pauvreté
Ç'pas des sujets prioritaires
On n'entend pas beaucoup parler
Derrière les portes des ministères
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si t'es content de ce pays
Ben ça mon homme c'est ton avis
Tu dois être le PDG d'une compagnie
Quand on apprend que dans le nord
Y's'passe de quoi d'pas catholique
Que nos forêts sont mises à mort
Ça jase dans l'opinion publique

Deux s'maines et ça sombre dans l'oubli
L'histoire est morte et enterrée
Et dans le parc d'la Vérendrye
Ils continuent à tout raser

C'est ça l'problème de ma patrie
Y'a pas personne pour s'indigner
Contre la fausse démocratie
Qui sert les riches et les banquiers

Dans cette contrée peuplée d'ignares
'Faut pas trop s'rappeler d'son histoire
Ici y'a juste les plaques de char
Qu'y ont encore un ti-peu d'mémoire...
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si c'est ça qu't'appelles une nation
Probable que tu sois assez con
T'es mûr pour te présenter aux élections...

Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
# Posté le dimanche 11 février 2007 06:59

Les étoiles filantes, Centre Bell

Une petite video, de mauvaises qualités d'image certes mais avec un très bon son ... C'était le 31 décembre 2006 au Centre Bell, ça devait être magique ...

Les étoiles filantes

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis
J'te raconterai les souv'nirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque où vieillir
Était encore bien illusoire
Quand j'agaçais des p'tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor
Ces hivers enneigés
A construire des igloos
Et rentrer les pieds g'lés
Juste à temps pour Passe-Partout
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De la p'tit'école et d'la cour de récré ?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe final'ment
Comme une étoile filante

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bien souvent
On choisit pas mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
S'évanouissent ou se refoulent
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule
La trentaine, la bedaine
Les morveux, l'hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs
Travailler, faire d'son mieux
N'arracher, s'en sortir ("n'arracher" c'est une contraction de "en arracher", avoir de la difficulté)
Et espérer être heureux
Un peu avant de mourir
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De not' p'tit passage dans ce monde effréné
Après avoir existé pour gagner du temps
On s'dira que l'on était final'ment
Des étoiles filantes

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça, tranquillement
Pas loin du Carré Saint Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et qu'j'ai pu l'goût d'm'en faire
Parce que tsé voir trop loin
C'pas mieux qu'd'regarder en arrière
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les coeurs en peine
Ça fait que si à soir t'as envie de rester
Avec moi la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais çà que tu sois pour un moment
Mon étoile filante

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester

Que des étoiles filantes
# Posté le dimanche 11 février 2007 07:05

Les étoiles filantes, clip

Le clip de la chanson "les étoiles filantes" ...
# Posté le dimanche 11 février 2007 07:52